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La remise du prix 2014 Honoré d'Estienne d'Orves

a eu lieu  le 23 mai à l'hôtel de ville de Nantes

 

Ci-dessous l'article de Presse-Océan

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Association régionale des auditeurs de l’IHEDN des Pays de la Loire

Le Prix d’Estienne d’Orves

 
 

Le prix d’Estienne d’Orves est destiné à récompenser un ouvrage original dont les perspectives s’inscrivent dans la valorisation de la culture de défense.

Il a été créé en 2002, à l’initiative du président de l’Association régionale des Auditeurs de l’IHEDN des Pays de la Loire, Jean-Marie Rémy. De 2003 à 2010, son successeur Jean-Pierre Bois, a développé cette action désormais inscrite dans les missions de l'Association régionale. C'est, jusqu'en 2006, un travail du Centre de Recherches en Histoire Internationale et Atlantique qu'il dirigeait à l'Université de Nantes, qui a été couronné. L’évolution du DEA et du Centre de recherches ont imposé à l’Association de renouveler la forme de son engagement. Jean-Pierre Bois l'a ouvert à des ouvrages de recherche, de caractère scientifique ou de grande diffusion, dont le thème original répond aux centres d’intérêt de l’IHEDN. Le prix n'est pas réservé à des auteurs ou des sujets nantais ou ligériens, mais se donne un horizon national, ce qui a été souligné par la cérémonie de remise du prix en 2008, à l'Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale à Paris. Depuis 2011, Monsieur Philippe Lescaudron, successeur de Jean-Pierre Bois, poursuit cette action, et remet le prix dans une cérémonie organisée à l'Hôtel de Ville de Nantes, en présence du Maire ou de son représentant, et de Madame de Beaufort..

            Le nom du commandant d’Estienne d’Orves a été donné à ce prix, avec l’accord de Madame de Beaufort, fille du commandant, autant pour entretenir le souvenir d’un grand résistant, modèle de ce que pouvait être, dans les circonstances de la Guerre, le service du pays et la grandeur d’un homme, qu’en raison des attaches nantaises de la famille d’Estienne d’Orves, et le rôle particulier de la ville et la région de Nantes dans son destin. Honoré d'Estienne d'Orves avait établi la première liaison radio avec Londres en janvier 1941, mais lui-même et tous les membres de son réseau, trahis par leur radio télégraphiste Marty, de son vrai nom Alfred Gaessler sont arrêtés dans la nuit du 21 janvier. Honoré d'Estienne d'Orves est fusillé au Mont Valérien le 29 août 1941.

Madame de Beaufort, fille du commandant d’Estienne d’Orves a régulièrement honoré la remise du prix de sa présence.


 

PRIX 2013 Honoré d'Estienne d'Orves

 

Comme chaque année depuis 2002, le prix d'Estienne d'Orves, créé par l'Association Régionale IHEDN des Pays de la Loire, récompense un ouvrage original valorisant la culture de défense.

De nombreux auditeurs IHEDN se sont retrouvés en mairie de Nantes le mercredi 22 mai en présence de madame Rose de BEAUFORT, fille d'Honoré d'Estienne d'Orves (grand résistant fusillé au Mont Valérien en 1941) et du général (2S) Henri Pinard-Legry, président de l'Association de Soutien à l'Armée Française (ASAF) qui a reçu le prix 2013 pour son excellent ouvrage "Armée et Algérie 1830-1962".

 

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Philippe LESCAUDRON, président de l’association IHEDN Pays de la Loire remet le prix au Général Henri PINARD-LEGRY

 

Le général Pinard-Legry a rappelé que « la défense du territoire est le premier devoir de l'Etat » et que « l’armée demeure au cœur de la Nation et dans le cœur des français ». Le général s’est vu remettre la médaille de la ville de Nantes par Gérard FRAPPIER, maire adjoint en charge des affaires militaires et des cérémonies patriotiques.

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Rose de BEAUFORT a conclu la cérémonie saluant l’engagement de l’ASAF et invitant l’assistance à une visite du Mont-Valérien, particulièrement touchée par l’hommage rendu à son père : « un père qui est un peu parmi nous aujourd’hui ».

 

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Madame Rose de BEAUFORT, entourée de Gérard FRAPPIER, maire-adjoint de la ville de Nantes et du Général PINARD-LEGRY, président de l’ASAF.

 

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                        Le nom du commandant d’Estienne d’Orves a été donné à ce prix, avec l’accord de Madame de Beaufort, fille du commandant, autant pour entretenir le souvenir d’un grand résistant, modèle de ce que pouvait être, dans les circonstances de la Guerre, le service du pays et la grandeur d’un homme, qu’en raison des attaches nantaises de la famille d’Estienne d’Orves, et le rôle particulier de la ville et la région de Nantes dans son destin. Honoré d'Estienne d'Orves avait établi la première liaison radio avec Londres en janvier 1941, mais lui-même et tous les membres de son réseau, trahis par leur radio télégraphiste Marty, de son vrai nom Alfred Gaessler sont arrêtés dans la nuit du 21 janvier. Honoré d'Estienne d'Orves est fusillé au Mont Valérien le 29 août 1941.

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Le Prix d'Estienne d'Orves 2012


C'est à la mairie de Nantes, dans la salle Aristide Briand que fut remis le prix Honoré d'Estienne d'Orves 2012, décerné par l'association régionale des auditeurs de l'IHEDN des Pays de la Loire en cette belle journée du 22 mai, ensoleillée, après une séquence automnale persistante et en présence de madame Rose de Beaufort, fille du Commandant, qui nous à fait, comme les années passées, l'honneur de sa présence.

Après le mot d'accueil de l'adjoint au Maire, monsieur Gérard FRAPPIER, le président Philippe Lescaudron a rappelé que le prix a été créé en 2001 à l'initiative du président de l'association, alors Jean-Marie REMY, dans l'intention de développer les formes sous lesquelles l'Association pouvait contribuer au rayonnement de la culture de Défense, ce qui est l'une des missions que lui confie l'Institut après avoir délivré à ses membres la formation d'auditeurs.

Après un mot de remerciement à l'adresse du comité de lecture, le président a demandé à Jean-Pierre BOIS, président du comité, de mentionner Pascal Boucault, tout premier lauréat du prix Honoré d'Estienne d'Orves pour son mémoire de recherche «Les anciens combattants à Nantes durant l'entre-deux-guerres de 1919 à 1939». N'ayant pas à l'époque reçu le parchemin officiel qui accompagne dorénavant le prix, il lui a été remis officiellement.

En conférencier aguerri s'il en est, et jamais à court d'une anecdote pour illustrer son propos, Jean-Pierre Bois, président d'honneur, a rappelé à un auditoire attentif, la recherche des noms pour ce prix à laquelle il avait participé en tant que vice président en 2001, avant d'aboutir au choix final de «Commandant d'Estienne d'Orves» appelant comme témoins les non moins illustres généraux Lamoricière ou Cambronne...

Auteur d'un excellent ouvrage, l'un de nos auditeurs Christophe Carichon, 186ème session, fut, à titre exceptionnel, récompensé pour son livre consacré à Agnès de Nanteuil, héroïne, elle aussi de la Résistance : «Agnès de Nanteuil (1922-1944) : une vie offerte», Editions Arpège, 2010.

Christophe étant devenu auditeur depuis la parution de son livre et ne pouvant donc plus être sélectionné pour concourir, le comité de lecture avec l'accord du président a décidé de lui attribuer un prix spécial 2012.

Avec ses remerciements, Christophe Carichon, professeur d'histoire au lycée d'Angers, nous a fait vivre une période sombre de l'occupation qui a vu naitre la résistance, en compagnie de sa petite Agnès qui paya de sa vie son engagement dans la résistance bretonne.

Prix d'Estienne d'Orves 2012 :

Né à Nice en 1980, diplômê de l'université de Nice Sophia-Antipolis et de Sciences-po PARIS, le lieutenant Nicolas Barthe a choisi la carrière militaire au sein du 21ème régiment d'infanterie de marine. Il a combattu au Kosovo et en Afghanistan et a participé à des missions en Guyane et au Gabon.

Auteur avec Alexandre Kauffmann du livre «Engagé» paru en 2011 aux éditions Grasset, le lieutenant Barthe nous fait vivre des moments extrêmes de son séjour en Afghanistan.

Pays au climat rude et à la beauté terrifiante. Les indomptables contreforts de l'Hindu Kuch, le vent chargé de poussière qui transforme en spectre tout être vivant. Les missions nocturnes dans le froid, le jour et sa chaleur implacable, la préparation des hommes et de l'équipement, les craintes d'oublier un point important, être sûr de la liaison radio, la peur bien évidemment et puis il pense à la sécurité de ses «Marsoins», il en est responsable, il doit être prêt à anticiper pour les protéger et sa peur disparait. La mission peut commencer, la mission commence. Il est le meneur d'hommes qu'il a toujours voulu être.

Il nous a emmenés sur les pistes de la Kapisa, au contact des civils afghans car leur adhésion, dit-il, est «la solution».

Une réflexion néanmoins empreinte d'une certaine gravité, pour ne pas dire d'une certaine émotion au moment d'évoquer les moments douloureux des embuscades et la perte de ses frères d'armes, cités dans son livre.

Une pensée affectueuse pour ses proches, ne pas tout leur dire pour les rassurer et puis il pense à Maguelone, ils ont des tas de projets pour après...

Madame Rose de Beaufort, fille d'Honoré d'Estienne d'Orves a su nous replonger dans l'atmosphère oppressante de l'occupation en évoquant son père, un homme à la double personnalité, père et marin d'une part, héros de la Résistance de l'autre et prêt à s'accuser, à se sacrifier, pour sauver ses camarades.

«Je vois-dit-elle-a 70 ans d'intervalle, un marin et un fantassin avec un même idéal, une même volonté d'engagement pour la défense de nos valeurs et de notre Pays, un même abandon de soi pour se consacrer à ses camarades».

Bravo mon lieutenant vous avez bien mérité ce prix «d'Estienne d'Orves 2012», à l'image de vos prestigieux prédécesseurs, Ariane Quentier en 2011- Afghanistan : au cœur du Chaos, Pierre Servent en 2010Les guerres modernes racontées aux civils et aux militairesMichel Goya en 2009Irak. Les armées du chaos - pour ne citer que les plus récents.

 
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